Phil Manzanera, 50 minutes later
Je m'étonne toujours d'être transcendé comme si j'avais 40 ans de moins, tout ça pour quelques accords d'un refrain sidéral ( à 1:30 pour les pressés ) qui me kidnappe destination où tu sais, quand tu sais, tel ce "Revolution" du très bon album de Phil Manzanera, pourtant composé en 2005. Opus cérébraux se succèdent au gré de la stratopartition de l'ex-guitariste de Roxy Music, comme l'argentino-hispanique " 50 minutos mas tardes " mi ambiance Bashung d'outre-tombe, mi tragico atmosphère Robert Wyatt. There's a tango in Buenos-aires.
Brian Auger & Julie Driscoll - This Wheel's On Fire - 1967 à 1975
On découvre parfois avec
bonheur des compilations sine die pas trop réductrices à l'instar de celle-ci qui
regroupe d'indélébiles morceaux de Brian Auger & Julie Driscoll dont
l'interprétation de "Save me "
d'Aretha Franklin entendu dans une boum en 1967. J'étais vite allé l'acheter chez
le fameux disquaire en haut du Boul'mich', je ne me rappelle plus son nom,
Chanteloup ou Pas-de-loup ? qui offrait la possibilité d'écouter les 45t et 33t
ce qui facilitait la culture pop/rock et la propension à sécher les cours..
Tangibles souvenirs, tout comme
les ondulations psychédéliques de l'envoutante Julie et son timbre de voix
terriblement soul dans ses reprises du " Season of the Witch" de
Donovan ou du " This Wheel's on fire" de Dylan. Voici donc un très
bon cd-patchwork regroupant pas moins de 17 titres s'échelonnant entre 1967 et 1975.
Indispensable pour ceux qui aiment l'ambiance de l'orgue Hammond version funky-acid-jazz.
Jethro Tull - This was - 1968
Soda Stéréo - Comfort y musica para volar - 1996
Nouveau ! pour les albums qui me paraissent hors normes et à l’instar des estampilles Evènement Télérama, Choc Jazzman, Grammy Awards et autres distinctions et récompenses, je vous propose le mien :
« Boulmich'68 ESCALE ! »
En effet, devant l’infini fouillis musical plus ou moins talentueux pourquoi ne pas prendre le temps de s’arrêter et de jeter une oreille sur ces concentrés de génies musicaux, ces perles cachées, ces trésors enfouis que l’exploration ou le hasard font ressusciter !
Voici en l’occurrence le groupe Soda Stéréo né en Argentine en 1982 à la fin d’une sanglante dictature... Le charismatique leader du groupe, guitar-hero hors pair aux compositions aussi mélodiques et variées qu’un Macca , au timbre de voix clair et harmonieux genre Bryan Ferry ( Roxy Music ) n’est autre que Gustavo Cerati dont je vous ai parlé précédemment.
On ressent à l’issue de cette période obscurantiste et barbare, l’enthousiasme de toute une jeunesse avide de rattraper le temps perdu, ce qu’accompli le trio punk underground de Buenos - Aires avec brio. Pas mal d’albums rock assez extraordinaires sont sortis, dont le live « Ruido Blanco » paru en 1987 et considéré par la revue Rolling Stones Argentina comme l’un des meilleurs.
10° album du band gravé en 1996 et réédité en 2007, objet du présent billet « Comfort y Musica para Volar » atteint ici le sublime, notamment avec le titre emblématique du groupe depuis des années « En la furia de la Ciudad », blues-rock psychédélique au possible en rapport avec la Capitale Fédérale. Ecoutez la wha-wha delay-reverb façon seventies mais sur ligne de basse aussi plombée que des crevettes-bigeard larguées d’avion dans l’atlantique, ainsi que les riffs façon Led Zeppelin aux chaleureuses et planantes intonations latines ! Attention au « Un misil en mi placard » et à l’ « Angel electrico » à la fois planant et percutant. Que dire aussi de « Ella uso mi cabeza como un revolver » et de « Disco Eterno » ? FA-BU-LEUX Tous les titres sont quasiment du même niveau ! opus candidat à l’ESCALE D’OR !
Ici, là, maintenant ! :-) :
http://www.youtube.com/watch?v=1Of8KDaUrdM
Gustavo Cerati - Fuerza Natural - 2009
Enorme coup de coeur, direction Buenos-Aires Argentiiiina ! avec le dernier opus de Gustavo Cerati « Fuerza Natural » . Jeune quinqua, ce songwriter nous distille une musique rock latino-hispanique alternative, tonique, aussi émotionelle que l'Italien Gianluca Grignani, à la fois directe et atmosphérique, de celle qui prend aux tripes dés les premières mesures et qui vous font décoller comme au refrain de ce fabuleux titre « Rapto ». no te suelto más... La pochette est une photo de Paris prise de la Grande Arche de la Défense avec un montage de ciels issus de la Patagonie, disponibles en CD et aussi en double-vinyl, un must.
Mac Donald & Giles - 1971
Miroir d’une image surannée qui tenterait de nous faire croire un instant à l’éternel retour aux sources et puis, et puis….Bien sur c’est nettement meilleur que les infâmes Mac Do de nos jours et le duo Ian Mc Donald et Michael Giles , évadés de la cour du Roi Pourpre essayent bien de nous la servir sur un plateau, même Steve Winwood est convié à pousser son Hammond sur la suite en Do, probablement le meilleur morceau du LP. Mais voilà, je m’attendais probablement à autre traffic du fait du casting, quoique…la musique n’est pas mauvaise en soi, la flûte est bucolique, les accords pianistiques romantiques, les cœurs gentillets et cossus, mais l’ensemble est longuet et soporifique, voire niais, quant au mix au petit bonheur-la chance j’ai bien du mal à m’y faire comme cette basse aussi présente parfois ( mais sans le talent ) qu’un requiem pour un con.
Cinderella - 1970
Voila exactement, lorsque je branche ma copie Gibson le son que je cherche, pas compliqué non ? Ben voyons, jugez-en avec ce band Danois, du pur blues garage psyché, pas de sulfites rajoutés, que du brut de décoffrage, de l’efficacité, du direct, pounch à la ligne.
Basse/batterie/steel-guitare-fuzz à faire déglutir un Clapton période Fresh Cream, à laisser méditatif un Robin Trower, si si Laurent, à faire redescendre un Jimi du cosmos le temps d’un " Fire " décalaminé au napalm, enfin bref ce LP/addict est pour vous, oyez oyez, gentes de bonne compagnie !
Aunt Mary -1971
Si ma tante en avait il parait que ce serait mon oncle…en attendant rien n’est impossible pour Mary, obscur groupe scandinave qui dés le 1° titre, groove au son d’une flûte traversière papillonnante sur fond d’orgue acidulé et rond comme un bonbon. Teinté Blood Sweat & Tears, Chicago Transit Authority ou Jethro Tull ce prog mélodique ne peut que m’enchanter. Les balades sont printanières, les thèmes primesautiers et puis les slows venus d’ailleurs comme « I do & I did » ou « Come in » ( c’est David Clayton-Thomas qui chante ? ) font reléguer des Nights in white satin ou Whiter shade of pale au rayon de bluettes mineures pour ados. De toute façon je n’ai pas de tante.
Atomic Rooster - Heavy soul 1969 -
Un petit bonjour en passant, bon c’est clair qu’à l’instar d’un Lee Michaels cité précédemment dés que j’entends les rugissements d’un orgue j’exulte, saveur seventies oblige et la virtuosité débridée d’un claviériste tel Vincent Crane me rappelle que j’ai un blog « devoir de mémoire » en jachère…eh oui le temps passe trop vite. Premier opus éponyme d’un line-up en évolution permanente, cet Atomic Rooster originel reste pour moi le meilleur, tout à fait dans le sound contemporain de l’époque ou d’ailleurs un certain Carl Palmer rejoindra Emerson et Lake pour créer un groupe beaucoup plus médiatique qu’Atomic resté hélas dans les arcanes plus ou moins obscures d’un rock progressif. Amateurs de B3 offensifs sur riffs de Fender fuzz ce band doit faire partie de votre happy vintage collection !
Ian HUNTER - 30th Anniversary Edition -
Ian Hunter – 30° Anniversaire Edition -
Premier titre "Once Bitten Twice shy" rock basique rapeux dont la partie rythmique tarde un peu à venir se laisse écouter, puis enchaînement sur "Who do you love" carrément jubilatoire, où une ambiance glam-rock à la Bowie et les riffs épiques du guitariste Mick Ronson n’y sont sûrement pas étrangers, un vrai bonheur bien trop court. Hélas la suite n’est plus du tout au niveau, les compos ne sont pas des plus originales et se meuvent laborieusement en tempos lassants et répétitifs façon « je suis venu te dire que j’ai fait les courses.. », même si quelques pépites harmoniques égayent le titrophalogramme plat des 12 autres chansons dont 6 bis-répétita intitulées bonus tracks, comme le cadeau Bonux des lessives d’antan, piètres consolations d’une mayonnaise qui ne prend pas vraiment.
Que reste t’il donc de cette tentative séduisante à priori ? Peut être bien une belle icône au goût d’inachevé et entrecoupée d’oasis parfois magiques, me laissant mi figue, mi raisin…







































































