Man Made - 1971
MUSEO ROSENBACH - Zarathustra - 1973
Ceux qui me connaissent savent combien "mi piace moooltissimo l’Italia!" comment de ce fait ne pas évoquer le fantastique courant progressif Italien des années seventies ? J’ai choisi pour commencer le groupe Sanrémasque " Museo Rosenbach " malgré le titre zoroastrien de l’album qui pourrait laisser imaginer une éventuelle adéquation des membres avec des théories d’extrême droite… Ceux-ci démentiront vigoureusement et déclareront en leur temps que le concept nietzschéen du surhomme avait été détourné de son sens originel par le nazisme… La chronologie et la dénomination des titres font penser aux quatre livres du philosophe allemand et la force musicale du groupe exprime autant la mort de Dieu condition sine-qua-non pour l’apprentissage du Superuomo que la volonté de puissance ou l’allégorie dell’ eterno ritorno. Un album riche en thème et constrastes sonores variés voguant du King Crimson au Pink-floyd en esquissant les atmosphères ténébreuses que pouvait créer les Doors ou Emerson-Lake & Palmer, suivi de l’amour et la joie dont seuls les latins ont le secret. Après avoir inspiré Richard Strauss et Gustav Malher voici donc un merveilleux concept rock-progressif symphonique à méditer, ainsi chantait Museo Rosenbach…
CAMEL - I can see your house from here - 1979 -
Moi qui pensais retrouver ma maison laudative jazz-rock prog avec cet opus sorti en 1979 j’en suis pour mes frais. Le premier titre « Wait » fait surtout attendre le morceau suivant « Your love is stranger than mine » qui se révèle aussi insipide et routinier. Un chouia de sentiment dans « Eye of the storm » puis « Who we are » qui clôture la face A sur le même rythme de boite à musique programmée tout juste rehaussé par un chant romantique. Face B « Survival » trop bref moment orchestral symphonique introduit un « Hymn to her » pas vraiment éperdu. Et le reste du vinyl se termine dans une égale médiocrité, même si « Ice » composition legato nous rappelle les lointains souvenirs de Lady Fantasy. Reste cette pochette évoquant notre astronaute Dave Bowman réincarné depuis son odyssée en 2001, mais maintenant avec Google earth, moi aussi « I can see your house from here… »
Robert WYATT - Sea Song - 1974
Vraiment, pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas encore Robert Wyatt ce génial Architecte de la musique spatio-temporelle, ex Soft Machine et Matching Mole, cloué dans son fauteuil roulant depuis son accident en 1974, vraiment donc, écoutez la beauté du chant énigmatique de ce papy dans une de ses plus belles compositions teintée jazzy et issue de sa carrière solo avec « Seasong » extrait de son célèbre album « Rock bottom ». ( attendre la nuit tombante pour une parfaite symbiose..)
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MOODY BLUES - Gemini dream - 19... 81 ...
Long time no see
Short time for you and me
So fine so good
We're on the road
Like you knew we would..
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GONG - You 1974 -
Crépuscule malté et ciel bleu profond sur la capitale ce soir, soudaine envie de summer’74 – wanadoo- provenance inconnue - je me comprends...Gong is you and one is you, décollage au second titre mais pour quelle destination ? pépites mélodiques en crescendo, mellotron halluciné, space-flute, hypnose à l’ombre de ses souvenirs évanouis, mélopées lysergiques non consommées, Orphée aux enfers ou au paradis ?, je ne sais plus, où es-tu ? YOU, YOU, surtout ne pas regarder en arrière, accepter ses rêves c’est le rôle du dormeur a dit Cocteau, glas du Gong d’un profond mystère…votre prochain trip for ever, atterrissage en douceur…
CAMEL
CAMEL - Lady Fantasy en live : grandiose....
CAMEL - 1973 -
CAMEL - 1973 -
Et
pour continuer un réveil tout en douceur ou au contraire maintenir une douce
torpeur je conseillerais un petit Camel. Sonorités typiques de ces années là,
dues à l’emploi du mellotron et du synthé vcs3, Peter Bardens claviériste
ex-Them et Love Affair nous fait retrouver des ambiances Pink-floydienne ou
d’ELP, mais avec une personnalité toute particulière, mélange vaporeux de
soft-jazz et refrains de slows qui tuent à la Curved Air, briquets allumés portés
bien hauts et puis longs riffs intercosmiques tout en réverb…Premier album du
groupe paru en février 1973, cet opus est un prélude aux futurs chefs d’œuvre
que seront les « Mirage », « Snow Goose » et autres
« Moonmadness ». Excellente introduction à la pop atmosphérique dite
aussi rock-progressif, je ne saurai que vous conseiller l’écoute de ce fabuleux
groupe !
EMERSON, LAKE & PALMER - Pictures at an exhibition - 1972
Trahison ?
Il
en est dans la musique comme dans la vie, y compris pour les déceptions. Le
pire étant d’avoir été habitué à une image de marque, une tenue, une régularité
et soudain sans prévenir de tout mélanger, un peu comme une jolie femme qui
couperait ses longs cheveux et romprait ainsi une grande partie de son charme .
Avec cet ELP le pire côtoie le meilleur et pour quelques instants au demeurant divins, notamment
le chant de Greg Lake absolument inspiré sur fond de guitare sèche classique
« Promenade », « the Gnome » et quelques envolées d’orgue
Hammond sidérales, nous avons droit à une sorte de musique expérimentale,
chaotique, semblant improvisée, un mellotron à vous taper sur les nerfs,
un piano bastringue, vraiment bastringue, ordinaire même, bref on ne tient pas
la distance…D’ailleurs Mussorgsky compositeur Russe dont est inspiré cet album dans sa suite pour piano
« Tableaux d’une exposition » sera atteint
d’une première dépression nerveuse en 1858…Après une lente descente aux enfers,
due à l’alcool et à la dépression, il décédera
à l’age de 42 ans le 28 mars 1881 à Saint Petersbourg. Oublions et attendons
donc patiemment le retour de l’inspiration et la repousse de la sagesse…
































































