25 septembre 2008

Hip, Hippies Hourra ! ?

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Voici quelques revues anciennes qui m’ont été judicieusement offertes, ( Top Réalités jeunesse ) dont un numéro du 17 décembre 1967 analysant le phénomène hippie me parait assez objectif par rapport à mon vécu. Contemporain du "movement", l’article retrace ses origines américaines situées à San Francisco jusqu'à sa dissolution récente pour s’appeler désormais les " Freebies ". L’analyse assez pertinente explique la différence avec leurs ainés, précurseurs de la Beat Generation d’où était né le mouvement " Beatnick " et leurs emblématiques représentants écrivains, poètes et anarchistes comme Jack Kerouac, Allen Ginsberg et autre Gregory Corso.

En fait les hippies de la côte Ouest étaient plutôt issus de la bonne bourgeoisie mais leur point commun était un grand malaise, celui d’une méga-société de consommation où les jeunes avaient du mal à se construire dans un monde fondé sur la réussite individuelle et le business forcené. ( aucun changement depuis…) qui auront raison de leur rébellion en les transformant en bêtes curieuses pour les médias et en faisant la fortune des marchands de soierie, guirlandes et autres gadgets.

Le journaliste fait la comparaison entre la mode hippie qui débarque en France via l’Angleterre et ses petits cousins les " Beautiful People " pastichant ainsi le mouvement  originel dénué de toutes motivations semblables aux américains d’autant plus que nous n’étions pas vraiment concernés  comme eux par la guerre du Viet-Nam, tout du moins dans le fait d’y être enrôlés de force.

Que me reste t’il de cette époque ? Je dois reconnaître, comme l’écrit le journaliste, qu’en réalité dans mes souvenirs de teenager, ne subsiste que la musique, beaucoup de musique, des amis,  des couleurs et lumières psychédèliques, des graphismes extraordinaires, des fêtes  mystérieuses et les fruits d'une alchimie unique comme un roman d'Alain-Fournier, de l’optimisme et surtout une belle insouciance…

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01 juillet 2008

Seras-tu là ?

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Seras-tu là ? - Guillaume Musso -

Et si l'on nous donnait la chance de revenir en arrière ? Elliott, médecin réputé, père comblé, ne s'est jamais consolé de la disparition d'Ilena, la femme qu'il aimait, morte il y a trente ans.
Un jour, par une circonstance extraordinaire, il est ramené dans le passé et rencontre le jeune homme qu'il était alors. Les années 1970 battent leur plein à San Francisco, Elliott est un jeune médecin passionné et plein d'ambition. Fera-t-il cette fois le geste décisif qui pourrait sauver Ilena ? Saura-t-il modifier son implacable destin ?

J’ai adoré ce roman que ma lectrice en chef, m’a conseillé de lire, je dirais même que je l’ai dévoré en deux fois ! Bien sûr j’ai toujours aimé les thèmes un peu surnaturels surtout dans le genre fracture espace-temps et je dois dire que ce roman d’amour et d'amitié m’a séduit par ses rebondissements inattendus, comme des miroirs d’univers multiples lévitant entre passé, présent et futur pour fusionner en une quatrième dimension paradoxale et kaléidoscopique. Ce livre à la fois introspectif et haletant, laisse méditatif quant aux conséquences d’une simple action, décision, ou propos sur l’avenir aux multiples chemins, voudriez-vous être maître de  votre temps ?

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21 mars 2008

21 Mars 1968, euh...2008

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Bah oui, Boulmich'68 ne pouvait pas oublier cette date !

Journée nationale, spéciale prémices de Mai 68 ! C’est toujours avec émotion que j’entend parler de ces événements vécus en direct au Quartier Latin pour ne pas dire Paradis Latin, où j’étais collégien au Collège Sainte-Barbe rue Valette, même si ce sont plus des souvenirs Rimbaldiens que politiques ! Je vous conseille la lecture de ces ouvrages, " Chroniques de Mai 68 " par Mavis Gallant dont j’ai déjà parlé, " 1968 l’année qui ébranla le monde de Mark Kurlansky " et un nouveau " Enragè " de François Armanet.

Allez, Peace and Love !

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14 octobre 2007

Fête des Vendanges, Montmartre 2007

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Bien agréable week-end Parisien et de plus ensoleillé pour la 74° fête des vendanges à Montmartre, millésime "Georges Brassens" cette année.
Plus symbolique que justifiée par un grand cru ( 40€ la demi-bouteille de piquette quand même, mais dont la recette est reversée aux œuvres sociales du 18° arrondissement ) la célébration des vignes est l’occasion d’une joyeuse réunion festive où les meilleurs produits du vignoble et du terroir des quatre coins de  France sont proposés à la dégustation ( payante ) défilés de charrues vigneronnes, confréries, fins gousiers et commanderies de vins et spiritueux nous ferons rêver d’une finale tricolore puis oublier une amère défaite contre la perfide Albion … ! Occasion également d’écouter de jeunes musiciens talentueux au son des guitares et contrebasses interprêter le fameux répertoire de Brassens et enfin d’apercevoir le parrain de cette année en la personne d’Alain Bashung !

A l'affiche, quelques sculptures en papier mâché de personnages célèbres de Brassens, gare au gorille !

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31 août 2007

PARIS 70's - Pierre Cavillon & JL Celati - Parigramme

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Quelle aubaine ce livre pour un amoureux à la fois des seventies et de Paris ! De 1970 à 1979 cet ouvrage me fait voyager dans le temps ( encore ) au rythme d’événements que j’ai vécu, de la construction de la tour Montparnasse au trou des Halles en passant par le centre Pompidou ou les hippies à Notre-Dame et aussi d’anecdotes qui m’ont complètement échappées comme la baguette 1,15 f en 1977, la fermeture de la petite-roquette ou la 1° rue piétonne de la capitale ( St-Rustique en 72 ). Ce sont des articles de journaux d’époque, médias normatifs goguenards ( Le Monde, France-soir, L’Aurore, Libération, Le Matin de Paris, Le Figaro) reproduits intégralement avec la vision laxiste, critique, lyrique, réactionnaire ou désabusée de plumes bien différentes ( Claude Sarraute, Pierre Desproges, Dominique Jamet, Maurice Cazaux  et bien d’autres…) qui témoignent de la vision qu’on se faisait de notre génération, mais qui, je le dis, ne m’apparaît pas forcément ressenti comme tel. En tous cas c’est un très bon moment de lecture émaillé de photos noir & blanc trop top ! Merci ma Carotte pour m’avoir offert sans lapins, ces rendez-vous iconographiques !

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23 juin 2007

Fête de la musique au Boulmich 21 Juin 2007

Allo Pascal ? comment vas-tu ! dis donc on fait quelque chose ce soir pour la fête de la musique ? ….ah tu es à Nantes pour un concert….bon, bon,…salle comble ? oki génial !  tu peaufines l’accordage de ta guitare ? …oki, alors bon spectacle, bises et rebises, à plus… Allo Philippe ? vous faîtes quoi ce soir avec Coco ? hein ? tu as failli claquer à ta cure ? une pneumonie, presque qu’une embolie ?...m… alors et ça va mieux ?....tu te remets doucement…bon, bon,…oui…oui… bien sur… ben alors soignes toi bien et bises et rebises vieux !

 

Oki les gars j’irai tout seul, c’est même pas la peine de demander à Carotte c’est la veste assurée, oui je dis la veste, bon,  direction quartier latin, sortie métro Mabillon, je passe devant la Rhumerie, toujours autant de lapins qui se trémoussent au son d’un orchestre Martiniquais, dehors un peu plus loin un groupe de jeunes, mon Dieu oui ils sont vraiment jeunes, comment peut-on avoir une telle vélocité et un tel métier à cet age ? ils jouent du bon vrai rock seventies, le batteur tu lui appuierais sur le nez il sortirait du lait. Je reste un moment le temps de me déchirer les tympans au son d’une Fender exacerbée, puis j’enchaine sur une rue transversale, un attroupement s’est formé autour d’un groupe plus agé et plus calme mais toujours très swinguant, ils sont bien avec leurs chapeaux texans et leurs lunettes noires alors que la nuit est presque tombée.

Coup de chance cette année, nous avons une soirée convenable avec ciel bleu sombre et douceur dans ce printemps-été qui n’en fini pas d’être pourri de pluie.

Rue de Buci c’est le jazz classique, super, les bars à vin rassemblent les quadra et plus, les jeunes eux se contentent de téter leurs biberons-cannettes de bière en déambulant, il y a en a qui ont déjà bien fêté ça, je ne sais pas si ils vont voir la fin de la soirée.

Je me fraye un passage à travers une foule de plus en plus dense qui danse au son des saxos et trompettes, ce sont les orchestres qui mettent le plus d’ambiance, « tarataraaaa..tarataaaa …Ollé ! clame la foule survoltée » des casquettes volent en l’air, même des casques qui brillent dans les néons rouges et verts , un peu plus loin ça n’empêche pas une fille aux beaux yeux bleu de pleurer toute seule au bout d’un banc son portable vissé à l’oreille, clair obscur de son âme…

Je continue mon périple le long du bd St-Germain où des B 52 aux Marshall en feu sont entrain de ravager les vieux immeubles Hausmaniens, déclenchant les alarmes des magasins à qui mieux-mieux, un brouhaha infernal règne, une bande d’Hells Angels en Harley déboule entre les passants qui ont envahi la chaussée, un blackbird commence un burn out avec sa Buell déclenchant une épaisse fumée blanche qui se mélange avec celle des merguez, on se croirait dans mad-max, ambiance de fin de monde, freaks de tous poils aux regards hallucinés, j’arrive au croisement du bd. St-Germain et St-Michel, des flics partout en chemise à manche courte et gants de cuirs, le casque ballotant à la ceinture, pimpon-pimpon hurle une camionnette qui descend le boulmich gyrophare bleuté illuminant les vestiges romains de Cluny-La Sorbonne, sur son flan est inscrit déminage…ah bon ? manquait plus que ça…

Tiens le Mac-Do pris d’assaut par les amateurs d’hamburgers dégueus, moi j’y vais que pour pisser, d’ailleurs au 1° étage la queue est toujours aussi imposante coté filles, je passe direct de mon coté en les snobant, personne à l’intérieur, j’officie tranquille, mince une nana rentre se laver les mains, elle ressort mais du coup les autres déboulent croyant que c’est aussi pour elles et me voila avec des minettes piaillant et rigolant, j’ai juste le temps de me remettre, des types rentrent « Ah les gars, venez voir il y a plein de meufs ici ! Youhouu ! un autre rajoute « gaffe ! ce sont peut être pas des vrais de vrais ! ça pouffe, ça crie, ça rie ! je me tire vite fait ça vire Fellini, très peu pour moi !

Dehors les gens continuent à sortir du métro, bondé de chez bondé, grappes humaines accrochées aux grilles pour mieux voir un groupe de punks chaotiques, et des avatars de Vishnou sourires béats au milieu du tintamarre avec leurs tambourins, je me cale dans une porte cochère pour observer tout ce melting-pot, des ballons muticolores volent, les classes de lycéens se retrouvent, une fille hurle dans son portable « T’es où mon amour ?....je t’aiiiiiiiiiiime ! » ses copines la suivent une bouteille de rosé de Provence à la main, je repars un peu plus loin ce sont les djembés et autres tams-tams qui mettent en transe une foule bigarrée, à deux pas de là j’entends Grace Slick qui chante, incroyable ! c’est une gamine de quinze ans haute comme trois pommes à genoux qui déménage une foule fascinée, quelle fougue ! houhou les abrutis de star-ac c’est ici qu’il faut venir trouver les talents, assoiffé je finis par m’asseoir à une terrasse de café à Odéon, une bonne 1664 pour me remettre.

Ambiance festive au possible, lampions, guirlandes lumineuses, néons fluos, bougies sur chaque petite table qui projettent des lumières vacillantes et chatoyantes, au moment où je lève le coude pour boire….fan…c’est Aline qui est assise à deux tables de moi…j’en suis sur, d’ailleurs elle n’est pas seule, en face d’elle sa fille, son jeune sosie que j’avais croisé l’année dernière et puis surement son fils à coté, c’est pas croyable le hasard, clin d’œil du destin ? je repose mon verre et soudain nos regards se  croisent et se figent….le temps s’arrête alors une éternité, la musique, la lumière, les gens, les rires alentours ne font plus partie de ce monde, me reconnait t’elle ? je reste cloué sur ma chaise, incapable d’exprimer un sourire ni une émotion, hypnose mutuelle anésthésiante, mutisme total, tout est dit, ses enfants lui parlent elle n’entend rien, un groupe de fêtards s’interpose en entrant dans le café rompant l’envoutement, la vie reprend son cours, je la sens m’observer à la dérobée puis un bon moment après ils se lèvent et passent devant moi sans un regard…Je la vois se fondre dans la foule, ombre fantomatique irréelle d’un soir d’été ne percevant plus qu’une faible  lumière mordorée accrochée à ses cheveux .

23 h, il est temps de rentrer, le métro est bondé car demain les gens travaillent je me retrouve collé contre la vitre de la porte du wagon, son reflet ne me renvoie que l’image d’un vieux briscard…

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15 mai 2007

Pascal Mornac - PARIS MATCH du 9 au 15 Mai 2007

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Normalement mon pote Pascal devait faire la couverture de Paris-Match, hélas pour cause d'élections présidentielles ce sera pour une autre fois... courage Pascal !

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30 mars 2007

Un homme vrai - Philippe Lemarié

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Et dans la série Auteur, voici le livre de mon ami Philippe qui a bien usé les années seventies, présenté en dédicace au Salon du Livre 2007 : «  Un homme vrai » aux éditions Société des Ecrivains.

Un roman où les rires et les larmes se mélangent avec des personnages différents, de par leurs origines, leurs cultures, des religions différentes, leurs lieux de vie entre la province et Paris. Le gardien du château, Monsieur le Comte, marié, partagé entre sa femme à particule et son amie prostituée dans les Halles à Paris, le notaire, David, tout le monde à sa place depuis le château de Mayenne et les soirées parisiennes extravagantes

Tous sont liés par le même fil conducteur de la tolérance et de la générosité.

« La vie parfois, vous impose tout, même l’incompréhensible et il faut faire avec sinon, ça ne tourne pas rond »

 

BIOGRAPHIE de Philippe LEMARIE



Philippe LEMARIE est né en 1950 à Saint Victor de Buthon  dans un village d’Eure et Loir.

Né dans  un milieu social plutôt aisé, la vie ne lui sourit pas pour autant. L’éloignement de ses parents dans les périodes scolaires comme pendant les vacances le font souffrir.

Puis son père meurt, il a 17 ans, l’éloignement pour toujours. Sa croyance l’aide . Il se retrouve à la tête des affaires de famille tout en continuant le lycée avant de partir au service militaire.

La période de la folle adolescence des années 68 le met en confrontation entre ses copains du bac où il est « interdit d’interdire » et le sérieux de l’entreprise qu’il faut faire tourner.

La sphère des affaires de la terre et du commerce scintille de toutes les lumières, les douces comme les dures.

Il côtoie le monde du travail, où il connaît des hommes, des femmes, des travailleurs de tous niveaux, de tous milieux. Il les aime et aimera toujours ces gens pour leur sincérité et leur vérité.

Leur joie, leurs souffrances, leur force et leurs faiblesses sont spontanées et sans calcul.

Il crée des entreprises, les satisfactions et les tourments suivent. Rien de plus normal.

Il se marie une première fois pour divorcer 5 ans après.

Philippe LEMARIE rencontre une autre femme qui lui donne un fils. Il est comblé de bonheur.

Puis, de nouveau, il se sépare de sa compagne. Son fils n’est pas vraiment très éloigné mais il en souffrira.

Ce vieux démon de la séparation des gens qu’il aime est encore sorti du placard.

Philippe y apprend la puissance de l’amour, les violences du bonheur comme celle de la douleur.

Il se marie de nouveau puis se sépare 6 mois plus tard.

Vers l’âge de 35 ans, il voit l’avenir s’obscurcir dans sa profession.

En homme d’affaire avisé, il décide de vendre l’entreprise pour se lancer dans l’immobilier à Paris.

Un autre monde, une ville où tant de gens différents se croisent, de tous bords et de tous milieux.

Il rencontre des musiciens, des écrivains, des artistes, des politiques …..

Ses affaires tournent bien et ses amours toujours aussi mal.

Puis, un jour Philippe LEMARIE a pris la plume ……..

 

CRITIQUE de Catherine DROUIN

En tous cas, un vrai bonheur : pourras-tu dire à Philippe que j'ai dévoré
son bouquin et que j'y ai pris beaucoup de plaisir. Il m'a fait penser à un
roman de Sagan que j'avais beaucoup aimé aussi , "les faux fuyants". Bravo.
Il mérite une large diffusion. Je vais lui faire de la pub ! Grosses bises à
tous les deux.

CRITIQUE de Catherine ROZENBAUM 

On dirait du Balzac, c’est de la littérature. C’est typique des années 70. Dans la lecture il y a de la musique et pas de fausse note. Ce que j’aime le plus, c’est que Philippe ne se regarde pas écrire, c’est un vrai généreux de l’écriture.

Bravo Philippe, j’attends avec impatience ton prochain roman !

 

 

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18 mars 2007

Mavis Gallant - Chroniques de Mai 68 -

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Et pourquoi pas un billet de littérature qui gravite autour des années seventies ? Dans le style j’aime bien lire et relire l’ouvrage de Mavis Gallant « Chroniques de Mai 68 » qui est un ensemble de notes prises sur le vif du 3 Mai au 4 Juin 1968. L’auteur d’origine canadienne apporte  l’œil de l’étranger par rapport à nos habitudes françaises et dépeint d’une manière assez objective, les évènements qui se déroulèrent à Paris et particulièrement dans mon quartier, le quartier Latin. A sa lecture, je me retrouve plongé dans cette atmosphère vécue, de craintes, rumeurs et sentiments de révolution et d’inconnu que nous ressentions alors. Au delà de tout prosélytisme ou de tout dénigrement caricatural, l’auteur nous fait partager la vie réelle des habitants, de l’étudiant au médecin en passant par la boulangère et le pompiste et les états d’esprit et de préoccupation du moment :

« Quand on ne peut plus rien faire ( pas de transports, pas d’argent ), on n’a plus de problèmes. On découvre que rien n’était important au fond. C’est très reposant. Par habitude, on se dit qu’il faudrait faire ci ou ça, on découvre que c’est impossible, et on l’oublie… »

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22 novembre 2006

Pascal Mornac - Liberté - 2006

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Hier soir nous étions au Pestacle, je dis bien Pestacle, nom d’une petite salle de concerts live située au 22 Rue au Maire dans le 3° arrondissement de Paris, pour entendre mon pote Pascal Mornac. 21h accueil par Nathalie, jolie blonde filiforme à la Kiraz, égérie-muse-imprésario, bref la femme de Pascal, qui nous accueille en personne à l’entrée de la salle, sourires, bises et rebises, lumière tamisée dominante rouge, bar accueillant, petites tables basses, déjà du monde et au fond la scène éclairée de mille feux où attendent sagement quelques guitares et amplis Fender. Pascal, déjà en conversation avec une célébrité, E. Bouglione, mais oui le cirque, me voit arriver et bises et rebises ( oui dans le showbiz on bise, sais pas pourquoi ! lol ! ) et allez, il est l’heure d’entrer en scène.. Ses deux musiciens arrivent, dont un sosie de Shawn Philips look seventies ( stupéfiant ) et le concert démarre par le titre « Elle est ma femme » dédié à qui ? mais oui, Nath on sait ! c’est beau l’amour quand même…L’ambiance monte, la salle s’est rempli, notre ami écrivain P. Lemarié arrive comme d’habitude in extremis, bises et rebises, le punch maison commence à faire effet, c’est la fête ! Pascal grande forme, guitare déchaînée enchaîne plusieurs titres de son cd dont son tube « Liberté » repris en cœur dans la salle acquise…et puis plein de nouveautés, préparation d’un second cd oblige, Pascal à la voix en forme ce soir, 3 octaves sans souffler malgré la fumée environnante ! Quelques surprises aussi, reprise de titres de Noir Désir et surtout le grand « Ces gens là » de Jacques Brel interprété avec brio et déjante totale de riffs électriques façon Ange des grandes heures, du beau, du bon pesctacle, bravo Pascal !! Prochainement dans vos régions !

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