Karen DALTON - In my own time - 1971
Fraichement réeditée en cd, cette chanteuse américaine issue de la contre-culture du fameux nightclub « Bitter End » au Greenwich Village New-Yorkais et d’origine mi-Cherokee mi-Irlandaise, distille d’une voix très particulière, faisant penser à Billie Holiday, un blues particulièrement intime. Mentionnée dans les chroniques de Bob Dylan comme sa chanteuse préférée ( backing up Highway 61 ) elle chantait toujours les yeux clos accompagnée de sa Gibson folk 12 cordes ou de son banjo. Outre ses compositions à fleur de peau, elle interpréta de nombreux standards de Paul Butterfield, Tim Hardin, Fred Neil ou autres, leur redonnant une dimension poignante, tel ce " When a man loves a woman " de Percy Sledge.
Kevin COYNE - Marjory Razorblade - 1973
Dans la lignée musicale d’un Peter Hamill ou d’un Robert Wyatt, Kevin Coyne suite à la dépression nerveuse de son frère, exprime par sa voix unique à la fois acide, nasillarde et poignante les troubles psychiatriques qu’il observe en tant que travailleur social à l’hôpital de Whittingham. L’ambiance est donc viscérale mais aussi swingante et surtout très attachante, sur des rythmes bluesy-ruraux syncopés de riffs déchirants, une régularité de choo-choo train indéfectible et sûre d’elle-même qui insuffle l’espoir et donne la ligne à suivre pour se raccrocher aux rails de la vie et de la réalité.




























































